DÉCLARATION DE JEAN-MICHEL BAYLET À L’ISSUE DE SON ENTRETIEN AVEC LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

de | novembre 15, 2015

Jean-Michel BAYLET, Président du Parti Radical de Gauche, accompagné de Roger-Gérard SCHWARTZENBERG, Président du groupe RRDP à l’Assemblée nationale et de Jacques MEZARD, Président du groupe RDSE au Sénat, s’est rendu à 15h à l’Elysée à l’invitation du Président de la République et du Premier Ministre.

A l’issue de cette consultation des formations politiques représentées par un groupe au sein des deux assemblées, Jean-Michel BAYLET a rappelé les positions et propositions du PRG pour la suite à donner aux attentats terroristes du 13 novembre 2015 à Paris.

Conformément à l’analyse du Président de la République et du Premier ministre, Jean-Michel BAYLET a estimé que les attaques militaro-terroristes, dont la France a été la cible, sont constitutives d’un acte de guerre, diligenté par l’Etat Islamique. Pour le PRG, cette situation autorise la France à la légitime défense et impose une réaction internationale en territoire syrien, sous couvert de l’ONU.

Au-delà de la réponse militaire, Jean-Michel BAYLET a rappelé que ces attaques, commises en complicité avec des ressortissants français, justifiaient des mesures exceptionnelles en matière de sécurité et de lutte contre la radicalisation.
Concernant la protection des Français, le PRG demande, durant la période d’état d’urgence, le rappel des réservistes de l’armée et de la gendarmerie ainsi que le renforcement des moyens et techniques du renseignement.

Le PRG suggère, par ailleurs, que le cadre légal de la légitime défense et du port d’arme hors des temps de service soit réétudié pour les forces de l’ordre qui œuvrent avec courage et professionnalisme.

Concernant la lutte contre la radicalisation, le PRG, fidèle à sa tradition républicaine et laïque a réitéré les propositions qu’il avait, en partie, exprimées dans un courrier adressé le 6 juillet dernier au Premier ministre. Conformément à l’article 26 de la loi de 1905, le PRG demande que soient fermés les lieux de culte convaincus de radicalisation et que les guides spirituels coupables de « discours tendant à soulever ou à armer une partie des citoyens contre les autres » soient arrêtés, conformément à l’article 35 de cette même loi.

Au-delà le PRG estime nécessaire que des parcours de « désendoctrinement » soient mis en place pour les Français revenus des régions de guerre au Moyen-Orient et que la déchéance de nationalité pour les personnes reconnues coupables d’actes terroriste ou de complicité soit appliquée avec fermeté.

En dehors de ces cas extrêmes, le PRG rappelle qu’il est favorable à ce que tous les cultes se déroulant en France le soient en langue française, par des ministres des cultes établis durablement dans le pays.

Enfin, conscient que la réponse répressive ne saurait suffire, le PRG propose que des « chantiers républicains » soient mis en place pour les jeunes de 15 à 18 ans qui pourraient ainsi, chaque année, développer des actions en France ou à l’étranger, en faveur de la citoyenneté et des valeurs républicaines.

« A l’heure où la France est visée, il est plus que jamais nécessaire de maintenir l’unité et le rassemblement autour des valeurs de la République » a déclaré Jean-Michel BAYLET

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